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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 08:37

Elles sont à toi ces lignes, toi qui m’a recueilli, caché, protégé, de ceux qui me poursuivaient. Ceux qui voulaient m’enfermer. Ceux qui voulaient m’inculquer la bonne conduite alors qu’ils se comportaient comme les plus vils êtres vivants sur terre. Ceux qui avaient la loi avec eux, cette loi scélérate qui protège ceux qui ont du bien et rejette les indigents. Ceux qui jugeaient sur l’apparence et non sur le fond.

Elles sont à toi ces lignes, toi le voleur de poules, le paria, l’apatride, le non-citoyen, le gitan qui avait posé sa roulotte sur une colline au-dessus de cette ville petite-bourgeoise confite de préjugés. Toi qui, et avec toute ta famille, n’avaient vu en moi que le garçon en détresse et pas le voyou ; toi qui, et avec toute ta famille, n’avaient pas calculé les risques que vous encourriez à me cacher ; toi qui, et avec toute ta famille, ne m’avaient jamais fait la morale ; toi qui, et avec toute ta famille, m’avaient démontré les valeurs d’une vie simple ; toi qui, et avec toute ta famille, avaient plus fait pour moi et plus appris que mon propre père qui se complaisait dans sa lâcheté et m’avait abandonné aux chiens hargneux.

Elles sont à toi ces lignes, toi le gitan sans entraves ni jugements ; qu’elles t’accompagnent pour l’éternité sur les routes de la liberté, de la dignité et de l’honneur.            

 

Elles sont à toi ces lignes, toi qui m’as recueilli aussi quand tous criaient haro sur moi, quand tous ces « hommes d’honneur » fantoches voulaient me dénoncer, quand ceux qui vivaient de tes charmes allaient me vendre à mes poursuivants pour qu’ils ferment les yeux sur leurs trafics. Toi, la prostituée, la pute comme ils te stigmatisaient, celle que l’on regardait comme un cul et non comme une femme, celle dont on ignorait qu’elle pût penser à autre chose que des formules putassières, tu as fait preuve de plus d’humanité à mon égard que toutes les œuvres de charité réunies.

Elles sont à toi ces lignes, toi la pute au grand cœur et au courage de lionne, qu’elles t’accompagnent pour l’éternité et pour le repos de ton âme au bordel paradisiaque dans la dignité et l’honneur que tu mérites plus que d’autres.

 

Elles sont à toi ces lignes, toi  qui a vu en moi l’homme du devenir et pas le délinquant adolescent révolté, toi qui n’a pas jugé de mes méfaits mais enseigné les vrais actes courageux, toi qui a su creuser en moi pour en dégager une personnalité défaite de sa gangue de rage et de faux-semblants. Toi, le prof hors normes d’arts martiaux, adepte du parler vrai, paria de ses pairs pour ses prises de position contraires à la pseudo philosophie que véhiculait son art, toi qui était mis au ban de la profession  pour son enseignement guerrier éloigné des valeurs « dites sportives », tu m’as plus appris au travers de ton Art et de ta vision de l’humanité que tous les instituteurs, professeurs, éducateurs formatés et consensuels.

Elles sont à toi ces lignes, toi le samouraï aux valeurs universelles trop grandes pour ce monde, qu’elles t’accompagnent pour l’éternité et pour toutes tes vies à venir sur la Voie.  

 

Elles sont à toi ces lignes, toi qui a croisé ma route alors que j’étais un adulte écorché, sauvage, un révolté inflexible fermé aux autres, toi qui a perçu quel homme j’étais, quel feu me consumait, quelle violence retenue m’habitait, toi qui a consacré du temps à m’ouvrir l’esprit aux grands mystères de l’humanité. Toi, le métis, l’enfant improbable d’un guerrier blanc et d’une paysanne orientale, le philosophe Maître d’Arts du combat, aux connaissances infinies, vivant humblement pour servir les autres alors que tu aurais pu être riche et respecté ; toi si éloigné du monde faux et frénétique des hommes, toi qui savais lire dans l’âme humaine, tu m’as montré l’au-delà des arts martiaux et la puissance des gens vertueux, sans tous les artifices, sans les démonstrations dont les hommes ont besoin pour croire.

Elles sont à toi ces lignes, toi le Maître intemporel,  étrange et mystérieux voyageur incompris des hommes, qu’elles accompagnent la course de ton esprit fabuleux dans la nuit des temps.  

 

Elles sont à vous ces lignes, gueux de nos sociétés modernes, asociaux hors des normes établies, les valeurs que vous m’avez transmises – et que vous continuez à me transmettre -  ont plus de prix que tous les enseignements frelatés dispensés par les bien-pensants, les consensuels, et que toutes leurs lois et règles hypocrites.

Souffrez de la déliquescence de la société humaine mais restez les gardiens des vertus cardinales, vous êtes nos derniers remparts.                    

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Published by JEFF
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commentaires

Sucramus 19/08/2010 19:04



Merdum, I have a dream  moi zaussi, j'ai cru lire une hybridation d'Audiard/San Antonio alias Frédéric, pas mite errante...Là encore un coup fourré, mais ça
vaut le détour.


Quantess que vous nous mettez votre partie de tennis sans balles en narticles hein! vous feriez péter vos BR!!!


Ben les zamis continuez, z'ètes en bonne voie encore une fois pour nous publier vos nouvelles fraîches et pas fraîches à déjanter.Avec les galapiats à Jeff, vous
zavez de belles soirées devant vous et des frigos à vider et à remplir, comme les boutanches de beaujolpif!!!


Allez lezamis aux sillons!


 



JEFF 20/08/2010 07:31



Méfie toi Sucramoteur que mes mômes ne s'installent pas un de ces jours près de chez toi... car alors, ce serait toi qui verrais son frigo attaquer par sa face Nord, sa cave à vins asséchée par
Jeff le pipeline. Et si je viens accompagné de mon fils, alors là mon pauvre Sucravocabulateur, c'est pire que les Huns... là où mon fils passe, tous les frigos/placards/réserves de bouffe
trépassent !!  J'ai l'impression qu'il n'est qu'un estomac sur pattes, un glouton, un bouffe-tout de Tasmanie, une bactérie hypersuperextrasupratophage.


 C'est quand qu'on mange ?? Qu'est-ce qu'on mange ???



Fab' 17/08/2010 00:59



Il faut sauver le fabuliste...


 


J'ai lu dans une revue non spécialisée, (toute les revues sont spécialisées alors moi je préfère celles qui sont non spécialisées... et réciproquement) qu'il y a une chance sur un million
que le fabuliste soit agressé par un vieux brigand affamé qui veut vider sa cave et son frigo.


Ca fout les jetons, j'en ai le traczir, le trouillomètre à zéro  


D'abord c'est pas une chance mais une malchance d'être agressé pour 999999 chances d'être pas agressé.


Supposons qu'un vieux brigand joue du violon sous ta fenêtre, si t'es un fabuliste bien sûr... Faut suivre, je viens d'esplicationné que le vieux brigand ça s'attaque qu'aux fabulistes, alors toi
qu'est rangé des voitures t'as pas la cerise de te faire entourlouper...


Bon, le vieux brigand y te dit que c'est parce que sa fille va crêcher dans le coinsto et qu'y vient te serrer la louche.


Que dalle, y vient pour te mettre à loilpé.


Bon, tu actives le champ de mines devant ta carré et ça va le disperser façon puzzle.


Bon il passe quand même.


T'as branché ta sonnette sur du 2000 volts. C'est pas de la secousse de fillette qu'y va prendre dans la tronche mais celle du genre, chaise électrique.


Bon, il a mis des gants en chinchmik mercerisé et le jus le touche pas.


Y grimpe les escadrins car t'as mis l'ascenseur en panne.


Il arrive sur le palier.


T'as changer ta plaque avec celle du voisin.


Y sait pas lire alors y sonne chez Toi


Tu crois pas que je vais y ouvrir, j'arme ma mitrailleuse lourde et je suis prêt à défourailler.


Il entre, ton arme s'enraye.


Alors là j'ai pas de pot, merde... Je laisse béton, le sort est contre moi, je vais calancher, fermer le pébroque. je tombe à genoux et paf!  il me colle une baffe sur la cafetière
à m'en faire péter les dominos.


Et là..... Je me réveille.... c'était un cauchemar.


Je me lève, vais me rincer le corgnolon avec une boutanche de beaujolpif et je me mets à l'ordi. J'ouvre les mails et que vois-je...


Un message du vieux brigand qui m'annonce sa venue.


 


Dis-y moi c'est vrai ou c'est une colle... que tu viens par chez moi ????? 


Parce que j'ai le palpitant faiblard et faut me me causer des fausses joies.



JEFF 17/08/2010 08:02



I have a dream me too (oups, attend je branche le traducteur, j'étais encore en mode discusse avec l'esprit de mon cousin Martin)...


J'ai fait un rêve moi aussi (ouais parce que moi je fais des rêves, pas des cauchemars), je rêvais que je déjouais tous les pièges que tu m'avais tendus pour m'empêcher d'approcher de ton frigo
et de ta cave... tous j'te dis, même le coup de l'escadrin qu'a la dernière marche qui se fait la paire quand tu mets le panard dessus, même le coup du flingue avec une ficelle sur la détente qui
tire un coup (tiens, au fait ça m'fait penser que je devrais me préparer pour mon coup semestriel... mais c'est une autre histoire, je m'égare là) quand t'ouvre la lourde, même le seau au
dessus de la porte rempli de plomb fondu ... tous j'te dis !!


Permets moi une petite rectif' dans tes calculs de probabilités (n'oublie pas que je suis docteur es mathématique quantique hein) mais ce n'est pas une chance - que dis je, un bonheur, une
félicité - sur un million que tu as de me voir débouler mais 999 999 ... ça, ça fout le traczir !!!


 


C'est pas des charres pépére, je vais sur Lyon dans deux semaines pour emmenager ma fifille qui fait un cursus à l'université. Et une semaine plus tard je repasse car mon fils, lui, s'installe à
Grenoble pour un sursus en école d'ingé. Alors tu vois que les probabilités de vider ton frigo et d'assécher ta cave sont plus proches de mon estimation que de la tienne. Tu penses bien que je
trouverai mille prétextes à me rendre dans la région pour aller voir mes mômes durant l'année scolaire... ça va les faire chier que papa déboule comme ça maintenant qu'ils vont être
indépendants mais j'm'en fout c'est pour ma gueule que j'le ferai ... merde alors, si j'reste trop longtemps sans voir mes gosses j'déprime... et tu sais de quoi je suis capable quand
j'déprime ! Le tsunami à côté c'est un pet de jeune vierge prépubère dans une couche culotte triple protection. 


J'sais pas si j'vais te présenter ma fille, j'ai pas envie de la retrouver un an plus tard pocharde de 100 kg à trop boire et manger... elle, elle se nourrit d'un grain de raisin et d'un dé à
coudre d'eau de source.


A plus pépére et j'suis content de te revoir ici. 


 


      


 



Fab' 15/08/2010 14:17



Nom d'un rat de nom d'un rat, partout où je pose mes ripatons, je trouve mon volatile, venue piapiater et qui plus est, elle annonce mon retour comme si que j'étais le fils prodigue. C'est
pas dieu posse que d'y croire!


Je suis reviendu parce que ça me manquait de ne pas offrir mes gandoiseries à tous ceux (peu nombreux certes, mais de qualité) qui m'ont pas lâcher la grappe pendant ces derniers mois.


Faut dire que voir sa maman partir aussi mal avec cette sale maladie qui la rend odieuse avec ses enfants, c'est aussi con que de regarder le journal de vingt heures. Heureusement, avec mon
frère et mes soeurs on s'accroche, toujours solidaires; tous les quatres prêt à relever celui qui met un genou à terre quand c'est trop dur, et nous sommes sur la voie de son placement en
sécurité car seule chez elle ça craint et on a beau se relayer, il y a des moments où elle est seule (et même quelques fois, après nous avoir mis à la porte).


Alors j'ai besoin d'écrire car si je m'arrête, alors c'est moi qui déraille et il vaut mieux que je déraisonne avec mes gognandises.


En lisant les commentaires de ton article, il parait que ça fait penser à l'Auvergnat.


Non ?


Si !


Pas possible ! Le vieux brigand il écoute que les chansons de Chantal goya et la musique militaire, il peut pas connaître l'ami Georges!


Mais dis moi, c'est après avoir bu ton tilleul du soir que tu as écris cet article qui au lieu de nous faire râler, nous remonte les amygdales jusqu'au bord des lèvres et qu'on est obligé
d'éplucher un oignon pour pouvoir essuyer une larmichette sans passer pour un cogne-mou.


Te dire si j'adhère à son contenu, c'est pas utile! N'ai-je pas accepté de te recevoir, toi le gueux, et n'ai-je pas assisté au triste spectacle de voir ma cave et mon
frigo dévalisé en guise de remerciement.


Elle est à toi cette glose, toi qui sans façon a partagé mon souper, rendant mon brouet digne d'un repas de fête.


Salut vieux brigand... 



JEFF 16/08/2010 07:48



Ben mon salaud, t'en aura mis du temps à venir scribouiller quekes mots !!


Ecrire pépére, écrire, y a rien de mieux pour soigner ses états d'âme.


A propos de mon dernier billet, c'est vrai qu'il fait penser à l'Auvergnat (non, non, pas à Giscard !...) je m'en suis rendu compte une fois publié. Mais ce que j'y ai mis, tu le savais déjà toi.


Et pis dis donc, c'est quoi cette divulgation de mes goûts musicaux !?!... Si tu devais tout dire alors fallait aller jusqu'au bout et ajouter à mes idoles Fréhel, Berthe Sylva, Damia... aaaaahh
"les Roses Blanches" - "Sous les ponts" - "Du Gris" ...  (p'tain, j'suis en train de me faire une réputation moi !...) 


 


Bon, passons au sérieux : ton frigo est-il plein ? Ta cave est-elle garnie des meilleurs crus ?


Parce que pépére je vais avoir l'occasion de squatter chez toi; dans 2 semaines j'installe ma fille à Lyon où elle va faire ses études durant trois ans. Ah la vache, qu'est-ce que je vais
prendre comme kilos en trois ans !!!


Bon, c'est quand qu'on mange ?...


 



ginie 12/08/2010 16:29



Il est question de casse croûte par ici ça sent le retour de pipa !! Bon révolutionnaire au grand coeur et bla bla bla  et bla bla bla que des superqualificatifs !! Attention y pourra plus
mettre ses pieds dans ses pompes !!...............fOUILLAS y rétorque pas c'est peut-être l'omellette qui lui ai resté sur l'estomac et ben voilà pêcher de gourmandise pour un prêtre ça fait
mauvais genre vous me ferez trois pâtés et 1 navet pour votre punition héhé...............chalut la compagnie à plus................... flap flap flap



JEFF 13/08/2010 07:33



Toi alors !!!... tu tombes toujours à l'heure de mon repas.


Je te rappelle que si tu veux me joindre c'est entre 8h00 et 8h30; 11h00 et 11h15; 16h00 et 16h20; 19h15 et 19h25 ... en dehors de ces tranches horaires, soit je mange, soit je dors.



Liliane 11/08/2010 21:39



Je m'aperçois que le révolutionaire a un coeur gros comme ça... Une douce révolution, non agressive... Non violente... Mais qu'est ce qu'elle cingle !


Ne mange pas trop quand même !



JEFF 12/08/2010 06:44



Salut Lily,


Tu sais, tous les révolutionnaires ont un coeur gros commac !!... sinon ils ne feraient pas la révolution. CQFD.


Faut que j'te quitte, j'ai pas fini mon p'tit déj', j'ai 500 gr de rasher qui frissole dans une omelette aux pommes de terre de 6 oeufs ...



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