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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 08:39

J’avais évoqué lors de l’ouverture de ce blog que je raconterai aussi des histoires personnelles ou des aventures s’étant déroulées dans mon environnement proche. En voici une.

Elle n’est pas racontée pour l’édification de ma glorieuse personne mais pour dénoncer les déviances de notre société. Il est utile de se rappeler qu’elle fonctionne ainsi. Ne nous leurrons pas. 

 

Cela se passait au début des années 80. Dans une ville du sud de la France. (1)

Deux très grosses entreprises se disputaient une exploitation minière qui promettait de beaux rendements.

Les deux me consultèrent pour s’assurer de mes services de protection. Mon choix se porta sur celle qui était légalement propriétaire du site et qui défendait ses intérêts contre les attaques de son adversaire envieux qui voulait s’emparer de ses biens avec la complicité de politiciens locaux corrompus.

Durant des semaines, mes employés et moi-même, avons dû subir les attaques physiques de l’adversaire (tirs de fusils et de pistolets contre nous ; explosifs faisant s’écrouler des rochers sur nous ou sur nos véhicules ; sabotage d’engins à la dynamite ; encerclement et isolement du site empêchant tout approvisionnement afin de nous affamer et d’interdire la rotation de personnels pour les relèves, mais le pire furent les attaques ad hominem. Contre ma personne. Qu’un adversaire utilise les mensonges pour abattre son concurrent, cela se comprend même si c’est dégueulasse. Il suffit de lancer une rumeur et il en restera toujours quelque chose. Mais que les pouvoirs publics s’acoquinent avec les magouilleurs, les gangsters, les prévaricateurs, ça c’est vraiment dégueulasse de dégueulasse. Et ça ne prône pas la confiance qu’un citoyen devrait avoir en ses institutions.

Tout d’abord ce fut sur ma personnalité que les attaques commencèrent.

De l’audacieux cascadeur que je fus, encensé par la presse pour mes exploits et mes engagements en faveur de la Prévention Routière, je devins un dangereux conducteur, un fou furieux inconscient risque tout. Ensuite l’on ressortit de vieilles affaires où j’étais intervenu de façon musclée pour ramener l’ordre. Je passais pour un facho. Et puis, la même presse qui m’encensait auparavant se mit à me démolir systématiquement en travestissant les faits à mon désavantage et en prenant le contre-pied de mes bonnes actions. De mes absences l’on disait que j’avais des activités secrètes de barbouze, de mes relations avec certaines personnes borderline l’on m’accusait de trafics divers … l’on m’a même reproché d’avoir sorti de prison un jeune homme que j’employais ; c’était vrai, sa mère m’avait prié de l’aider à sauver son fils et je suis adepte de la main tendue lorsque le cas en vaut la peine.

Et puis les attaques prirent de l’ampleur. Les Renseignements Généraux (RG) suivaient l’affaire sans prendre parti, ils comptaient les points. Ils étaient dans leur rôle. La police fermait les yeux. Jusqu’au jour où je fus convoqué en leurs locaux pour me défendre d’accusations fallacieuses. Je dus prouver que je n’avais pas d’armes, que je n’étais pas impliqué dans ce conflit en tant qu’acteur mais en tant que prestataire de services, etc. … mais les adversaires qui, eux, étaient armés jusqu’aux dents, qui bloquaient illégalement un site, et dont les membres étaient pour la plupart des repris de justice, n’étaient pas inquiétés ni par les flics ni par les juges qui étaient aux ordres de l’homme politique puissant qui tenait d’une poigne de fer la région. Un soir je vis même des flics, un député et le secrétaire du sénateur prendre le café dans la caravane qui leur servait de P.C. avec la bande de voyous aux ordres du concurrent de mon client.

Et, last but not least, je vis mes facilités bancaires annulées par mon banquier (qui était un ami avec qui j’avais étudié) ; je subis les inspections de l’URSSAF, du fisc, de l’inspection du travail ; mes clients reçurent des avertissements leur disant de se méfier de mon entreprise qui n’était pas très claire, de moi-même qui était un aventurier douteux.

Tout cela était fait pour me faire craquer, pour me faire abandonner mon client afin que son adversaire puisse s’emparer de ses biens.

Cela vous paraît être style Far West ?… eh bien c’était tout à fait ça !

Voyant que je résistais, on me fit alors maintes propositions. L’adversaire m’offrit des contrats mirifiques de gardiennage et de protection de ses nombreux chantiers, le sénateur maire de la ville me proposa la même chose, la police me promit de m’adresser des clients qui avaient besoin de sécurité, les RG me proposèrent une collaboration informelle (comme mouchard … moi !?!).

Je restais sur mes positions. Face à ma détermination, et à celle de mon client, le blocus en face commença à s’effriter. Il faut dire aussi que l’affaire commençait à dépasser les limites de la région, elle devenait nationale. Je tins ainsi durant plusieurs mois. Et, un jour, enfin, un tribunal extérieur au département prit position fermement pour le bon droit de mon client. Et de cours en cours de justice (même celles qui n’avaient pas osé se prononcer contre l’agresseur précédemment) mon client finit par obtenir gain de cause.

Ce fut la débandade. On avait gagné. Enfin… mon client avait gagné. Car moi je fus la cible des rancoeurs et de la vengeance des édiles du coin qui ne me pardonnèrent jamais de les avoir empêcher de croquer dans le gâteau fabuleux que promettait l’exploitation de cette carrière.  

Ils mirent deux ans pour m’abattre. Tous ceux que j’avais aidés par le passé tournèrent la tête de l’autre côté, ils ne voulaient pas d’ennui.

J’ai reconstruit ailleurs. Et ma seule satisfaction fut d’apprendre que tous les intervenants de cette mésaventure furent rattrapés par la justice et que pour certains d’entre eux ce fut la prison et pour d’autres le désaveu public.  

Mais en attendant, cette même justice s’était fourvoyée et avait fait pas mal de dégâts. Comment avoir confiance en elle ? Et comment avoir confiance en ces institutions censées représenter, défendre et protéger le citoyen : police, organismes publics, politiciens, élus.

Si mon client et moi-même n’avions pas eu cette farouche détermination, ces institutions et ces hommes auraient fait triompher la prévarication, le racket, la corruption, la magouille… le non droit.

Et ceci n’est qu’une histoire parmi tant d’autres.                   

     

([1]) Aucun nom de lieux ou de personnes, les faits ne sont pas si éloignés, et je n’ai pas envie de me coltiner un procès. Même si tout ce qui est relaté ici est exact, certains n’hésiteraient pas à contester mes dires… surtout parce qu’ils sont exact justement. 

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Published by JEFF
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commentaires

Lilou-61 12/02/2010 11:28


Terre, terre !!! Jetez l'ancre moussaillons ! J'aperçois au loin un vieux loup solitaire,babines retroussées prêt à se jeter sur le premier qui mettra pied sur le rivage. Affûtez vos sabres et sus
à l'adversaire! Attention vieux méchant loup, grrr, l'écorcheuse arrive, prête à te lacérer le dos (oh oui, fait moi mal ! mdr). Ah non, il aime les gratouilles....Arrière moussaillons, je vais le
prendre tout doux ce vieux loup, je vais le gratouiller. Là, derrière les oreilles, sous son flanc. Mais c'est qu'il aime ça le bougre ! Ah flûte, il est plein de puces ! Vite moussaillons, à la
baille ! Mais non, pas vous, l'animal ! (Faut tout leur dire, tsss !) Finalement il n'était pas si hargneux, c'est qu'il avait peur, voilà pourquoi on y voyait ses gencives toutes rouges. Ah oui,
c'est une gingivite qu'ils appellent ça les rebouteux.


Euh....je suis loins d'égaler votre verve mais je m'amuse bien ici et je vais essayer de faire des progrès en votre compagnie, si vous le voulez bien.


En ce qui concerne notre belle énervée, même si c'est une écorchée vive, cela ne l'autorise pas à se jeter sur nous de la sorte. Ecorchée vive je l'ai été, pendant un très long moment et je le suis
parfois encore mais au grand jamais, je ne m'attaquerai de la sorte à des personnes que je ne connais ni d'Adam, ni d'Eve , que ce soit dans le réel ou dans le virtuel. Parfois, j'ai envie de
m'exprimer, de dire tout ce que je ressens mais je le fais si mal que l'on croit toujours que je me plains alors qu'il n'en est rien. Et puis qui cela intéreserait il ? Alors j'ai trouvé un petit
coin où je peux écrire mes mots à moi sans que l'on me juge et croyez moi, j'apprécie énormément. Et pour cela, je vous dis merci.

Ah oui, j'oubliai : miss clic clac a pris une photo en douce du vieux loup pattes en l'air, en train de se faire gratouiller par l'écorcheuse. C'est qu'il aime ça le vieux bougre !


JEFF 12/02/2010 07:48


Eh ouais Fabounet, tu sais ma faiblesse devant le beau sexe (derrière aussi), elles m'auront toutes avec une simple caresse gratouilleuse dans ma somptueuse fourrure.
J'ai su éviter les pièges à loup, j'ai su m'échapper devant des chasseurs redoutables, j'ai su passer au travers de leurs tirs meurtriers, j'ai su distancer leurs chiens, j'ai su ne pas manger
leurs appâts empoisonnés, j'ai su me défendre devant les bâtons des bergers et les fourches des paysans, j'ai si éviter tout ça ... mais je n'ai jamais su me défendre contre le regard d'une belle
femelle, contre leurs doux glapissements lors de nos jeux, contre leurs beaux ramages... alors contre une viking hein, tu vois ce que je veux dire.
Je suis sûr que tout comme moi mon cher Fabouninou tu imagines notre belle viking - LILOU l'ECORCHEUSE de son vrai nom - dressée à la proue de son drakkar et galvanisant ses troupes amazones,
criant :"Terre ! Terre !... cette terre me donnera le mâle que je convoite depuis tant d'années. Sus au loup mes fidèles compagnes ! Il me le faut grand et fort, batailleur et généreux, le poil dru
et la canine acérée... et tout le reste à l'avenant"
Et c'est ainsi qu'une viking conquérante, avide de chair fraîche, emprisonna le loup en un clic clac.
Et c'est pas un con de rossbeef qui vient vendre sa came qui me fera rater cette occase hein !!! A moi Cambronne !... merde alors !


Fab' 11/02/2010 20:44


Salut vieux brigand,
Tu me connais, toujours prêt à la sauvegarde des espèces en voie de disparition comme le loup à poil dur, alors c'est pas pour balancer, mais la drôlesse qui te demande de lui traduire son com
écrit en rosbif, c'est pas plus clair que le troufinion d'un nègre ( pardon, je voulais dire d'un homme sombre) dans un tunnel (sauf celui sous la manche).
Elle est basse normande alors les wikings elle connaît. Elle essaye de t'attirer sur son territoire pour t'alpaguer. Elle te flatte (et putain t'aime ça!), te caresse dans le sens du poil (la
décense m'interdit de nommer lequel).
A ta place, je traduirais pas sous prétexe que c'est pas correct le messsage (je l'ai lu, y cause de topic; l'est pas net le gonze car pour moi les topics, c'est les fafiots que les aubergines
posent sur les pare-brises des locdus mal garés). Ceci étant, c'est la mille deuxième nuit par ici. ça roupille que ça en peut plus et quand tu tournicotes dans le coinsteau, c'est encéphalogramme
plat. Soit t'es en train de roucouler avec ta sorcière bien aimée, soit t'es pas réveillé de ta dernière biture.
Quand on peut plus mouiller la meule, faut savoir s'arrêter. Moi je dépasse plus les trois kils par repas et ça baigne.
Bon je me casse car le frichti y va être trop cuit et tu connais ma délicatesse sur la boustifaille.
Salut la bestiole requinque Toi vite


Lilou_61 11/02/2010 13:35


Hello tout le monde ! Pas le temps de tout lire. J'avais juste une panne d'internet mais tout est presque remis en ordre. Alors parfois, je déconnecte ce qui fait que je ne peux pas venir. C'est
quoi une sainte nitouche au fait ?.....Pour tout dire, je n'ai rien compris à l'intervention musclée d'Irina. Ici, je m'amuse et je ne prends jamais rien au sérieux et même s'il est vrai que je
démarre parfois au quart de tour, je sais que certains en profite bien et je m'en amuse également. Bon, je reviendrai pour lire ces échanges, là, je vais boire un café puisque personne ne vient
m'en offrir. Il est radin ce JEFF !!!! Hé hé !.....Et au fait qui peut me traduire le com en anglais chez moi ? Please....Merci d'avance.


JEFF 09/02/2010 17:13


Et comment qu'c'est t'y qu'ça s'éduque ces bestiaux là ?? C'est qu'c'est voleur et baratineur ces zoziaux !!...
Quand que j'étais môme j'ai eu une pie et un corbeau apprivoisé... ben cré vingt diou de bérouette, kesse qu'y m'ont piqué comme billes ces saloperies d'emplumés !
Tu y as t'y donné des vers pour la nourrir ? Ben gros et ben gras hein, ben vif aussi. C'est t'y pour ça kesse s'tortille tout le temps ta zoiselle ?!?
J'en ai des ben baraqués cheu moé, qu'on dirait des anacondas; la prouchaine fois qu'je passe par chez vous z'ôtres j'lui en ramenerai un plein siau.C'est du bon, du pur morvandiau.
Teu vois ben qu'j'y pense à ta ch'tiote agasse.


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