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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 08:58

On traverse la vie comme un super tanker fend les flots, bousculant tout et tous, ne s’arrêtant que contraint et forcé et après une longue et lente décélération, et puis l’on se retourne et l’on constate les dégâts faits sur son passage.

On a brisé quelques cœurs, déçu quelques proches, renforcé la haine de ses ennemis… ? Dommage, mais il fallait avancer, ne pas se laisser piéger par cette espèce de remue-tripes qui vous refile du vague à l’âme.

Ou bien l’on succombe à cette emprise et l’on devient son esclave, ou bien l’on résiste et l’on continue sa route sans se retourner.

On est un dur ou on ne l’est pas !

Mais parfois, même le plus dur des durs se fait choper par ce sentiment irrationnel.

Putain de romantisme !

J’ai attendu le jour de ma séance de dédicaces à Clamecy avec émotion. Moi, le môme du pays, j’allais revenir sur les lieux de mon enfance heureuse après plus de 50 ans d’infidélité. Revoir les endroits où je jouais bien sûr, mais surtout rencontrer peut-être des Clamecycois de ma génération qui m’auraient connu ou connu ma famille.

Premier choc : la maison de mon enfance, là où je suis né ; tout autour les maisons et façades ont été rénovées, sauf la mienne qui est en ruine mais a conservé son allure du temps où j’y vivais. Comme moi elle est délabrée mais toujours debout, désertée mais toujours présente, défiant ses voisins. Une incongruité.

Deuxième choc : la séance de dédicaces fut très calme, peu de monde, mais surtout aucun Clamecycois !... Alors que, derrière ma table, surveillant l’entrée de la librairie, attendant avec espoir la venue d’un vieux bonhomme qui m’aurait dit : « alors comme ça t’es le fils de …. », je n’ai vu que des parisiens en résidence secondaire. Oh si, un seul Clamecycois pur souche, le fils de mon dentiste, mais il n’a pas été sensible à mon émotion et a rompu la conversation bien vite malgré mon lyrisme. Il s’en foutait de mon émoi.

Putain de romantisme !

L’éloignement et le temps font que l’on idéalise ce que l’on a vécu dans son passé, surtout chez ceux de mon espèce, atteints de bougeotte aiguë et qui n’ont pour bagages que leurs souvenirs. Décevoir ces "durs au cœur tendre" c’est renforcer leurs a priori sur les faiblesses sentimentales. Ils se défendent déjà furieusement contre leurs pulsions irraisonnées, alors la déception apporte de l’eau à leur moulin.

Saloperie de putain de bordel de cœur … !! … mais pourquoi fait-il des cabrioles ainsi dans ma poitrine alors que je ne lui demande rien !?... Fiche-moi la paix !

« Allez Jo, oublie, ce n’est qu’une égratignure de plus » me souffle ma conscience.    

Putain de romantisme à la con !         

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 18:01

Un Pur Esprit : XVème siècle. Quel est cet étrange personnage venu de nulle part, aux pouvoirs surprenants, faisant étape un soir de tempête dans une auberge des Alpes du sud ?

 

Un Tueur Lettré : Pourquoi ce tueur exerce-t-il une telle fascination sur son entourage ? Un meurtre peut-il être commis avec respect, égards et dignité ?

 

La Société des Loups : Un homme peut-il devenir le meilleur ami du loup alors que ses semblables ne font que ravages dans la vie de ce coureur des bois, libre, indépendant, méfiant à juste raison ?

 

Voyou : Le destin d’un homme est-il écrit dès la naissance, conforté dans son enfance, établi et ancré à l’âge adulte, ou bien cet homme peut-il y échapper ?

 

La Scoumoune : Chance/malchance sont elles des données réelles, concrètes, vérifiables, mesurables ? Un homme peut-il cumuler sur sa tête toutes les catastrophes, même les plus improbables ?

 

Le Visionnaire : Un homme aux capacités mentales surnaturelles peut-il s’emparer de la gouvernance mondiale, influencer les peuples et leurs dirigeants ?

 

L’Esprit Facétieux : Les esprits sont-ils des phénomènes avérés ; ont-ils une incidence sur votre vie de tous les jours ; perturbent-ils parfois le cours de votre existence ; sont-ils sérieux, funestes, voire mauvais, comme le décrit la littérature et le cinéma ? Ou bien peuvent-ils être gouailleurs, drôles, facétieux ?

 

Parlez-moi d’Amour : L’amour… vaste sujet… complexe… incompréhensible bien souvent… inexplicable… pourquoi le meilleur des hommes, apprécié des femmes, ne peut-il être aimé par aucune d’entre elles ?

 

L’Insoumis : Plier, mettre un genou à terre, courber l’échine, fermer sa gueule… certains ne peuvent s’y résoudre, mais lorsqu’un homme est au bout de sa vie, va-t-il enfin rendre les armes, cesser de se battre ?

 

Utopia Land : Réinventer un pays où les valeurs oubliées sont la charpente des lois et règles de vie en société ; tout bouleverser de ses habitudes de ses travers de ses petits compromis qui ont mené le monde là où il est ; s’assumer et vivre en bonne intelligence sans laxisme ni violence ; s’exonérer d’un Etat omnipotent et créer une nouvelle nation contre toutes les idées reçues… une dictature peut-être… est-ce possible ?

 

Vous le saurez en lisant mon recueil de contes, histoires et historiettes « LAISSEZ-MOI VOUS RACONTER »

 

Vous y trouverez du rire, des larmes, du sang, de la violence, de la révolte, de la moquerie, de l’étrange, du sentiment … mais pas de romantisme.

Quoique … si vous savez lire entre les lignes et si vous laissez votre imagination vous porter …    

 

 

BONUS (comme l’on dit dans le show bizz) : deux historiettes, l’une coquine - L’Amour Glouton et l’autre foutage de gueule - Le Gros n’avion avec un Gros Pif – et, en super bonus, une  fable de Martine BIANCO    « Le cri du loup »

 

 

                        PROCHAINES DEDICACES

 

Le 25 septembre de 10h00 à 13h00 – CLAMECY (58) Librairie Le Millefeuilles 22 rue Grand Marché

Le 25 septembre de 15h00 à 19h00 – COSNE SUR LOIRE (58) Librairie Poussière 22 rue St Jacques  

 

 

 

Mon éditeur me fait savoir que l’on peut lui commander directement « Laissez-moi vous raconter » et « Les Bouffons de la bouffe » si votre libraire est trop lent à réagir. Voici les conditions et l’adresse.

1) Un seul des livres de J. Deluzain : 14.90 € + participation frais expédition 1.50 €

2) Pour deux livres de J. Deluzain : 14.90 € x 2 = 29.80 €-  frais expédition gratuits

secretariat.solis@gmail.com

Les Éditions SOLIS 7 ruelle de Chavignol 18300 SANCERRE

 PVDS Laissezmoi couvFinale ivect pourinfo

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 09:09

S’il y a un sujet fort débattu depuis quelques années, c’est bien celui-là :

LA POLICE.

Les arguments avancés  pour ou contre sont toujours restrictifs, personnels, subjectifs. Rares sont les analyses objectives, distanciées.

DISTANCIEES, voilà le terme exact.

 

Or, selon moi, un seul argument est recevable :

Pour être respecté il faut être respectable.

Développons un peu le sujet.

Depuis ces trois ou quatre dernières décennies, la crédibilité des policiers n’a cessé de s’effriter et par conséquent le respect  qui va avec.

La faute à qui ? A eux en premier qui ont accepté tous les excès des politiques en appliquant sans discernement leurs lois scélérates ou liberticides.

Vous allez me rétorquer : « une police est au service de l’Etat ! »

Bien entendu, mais elle a le droit – et le devoir – de ne pas tout accepter d’un pouvoir politique car elle est aussi au service du public. Elle peut même s’opposer en cas de dérive grave. Obéir aveuglement sous prétexte que l’on est dépositaire de l’autorité d’Etat est la plus grande des lâchetés. (Inutile de rappeler ici les horreurs commises par la police française sous l’occupation, et par toutes les polices sous des gouvernements totalitaires ailleurs dans le monde au nom de l’Etat).

Les politiciens ne feront que passer, ils sont interchangeables, alors que l’administration des pouvoirs publics est pérenne. Comment expliquer alors qu’un policier puisse sanctionner au nom de telle loi aujourd’hui et ne plus le faire demain (ou vice versa) parce qu’un changement de politique aura eu lieu ? Qu’en est-il de sa conscience ? De son libre arbitre ? De sa dignité ?

De là viennent les problèmes actuels. A force de n’être que des outils d’une succession d’hommes politiques et de technocrates incompétents qui pondent des lois et des règles dans l’urgence, sans réflexion, sans consultation, sans analyse sérieuse autre que celle d’ "experts" dont on se demande d’où leur vient leur titre, les forces de l’ordre ont perdu leur aura de gardiens de la liberté et de protecteurs justes, impartiaux, compétents.

Je ne vais pas rappeler ici les dérapages, les non-sens, les aberrations  et les injustices commises par les policiers au nom de la loi, tout le monde les connaît, et il n’est pas dans mes intentions d’établir une longue liste de griefs.

 

ATTENTION, n’allez pas interpréter ce billet comme une charge contre la police. Bien au contraire, je suis pour une police efficace, mais je veux qu’elle soit compétente, efficace, juste, compréhensive, éducative et conseillère plutôt que répressive, même si la répression est une composante incontournable de la sécurité publique.

Et que personne ne vienne me dire que c’est impossible, il suffit d’y mettre de la volonté et les moyens ; et de sortir du « tout répressif ».

Face à des policiers bien formés, aptes, justes, courtois et ferme à la fois, faisant preuve de discernement dans l’application de la loi, les citoyens seront plus enclins à prendre leur défense lorsqu’ils seront menacés ou attaqués oralement ou physiquement. De même, les citoyens écouteront leurs recommandations si ces policiers sont crédibles. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui car beaucoup de policiers sont dans cette profession sans formation pédagogique et sans qualités ou dons particuliers pour travailler au contact du public. Ils se retranchent derrière leur hiérarchie, derrière les ordres.

[Aparté : excluons du terme générique "policier" ceux qui ont une fonction spécifique ou hautement spécialisée comme les unités d’intervention, les scientifiques, les administratifs, etc. qui ont un profil adapté et reçoivent une formation]

Les très anciens (comme moi) se souviendront sans doute que nous appelions les  motards les « anges de la route ». Ces « anges de la route » étaient respectés car ils ne sanctionnaient que les réelles fautes, sinon ils étaient des modèles de service. En panne au bord d’une route, l’automobiliste était rassuré lorsqu’il voyait arriver les motards. Pourriez-vous imaginer cela aujourd’hui ? Lorsqu’un « ange de la route » faisait une recommandation ou donnait un conseil, il était écouté. Imagineriez-vous cela aujourd’hui ? Le policier de nos jours serait plutôt « jugulaire/jugulaire », « circulez y a rien à voir », « taisez-vous où je vous colle une prune de plus »…

Là j’ai pris l’exemple des policiers motards, mais je pourrais tout autant développer les mêmes arguments au sujet des autres services et diverses branches spécialisées par type de délits.

S’ils étaient crédibles ils seraient respectés 

S’ils étaient respectés leurs interventions ne susciteraient pas tant de contestations, la population aurait confiance en eux.

Une police probe, intègre, efficace, qualifiée, au service et à l’écoute du citoyen, sera respectée et son autorité jamais remise en question car supposée impartiale.

Impossible me direz-vous ?...

Peut-être avez-vous raison, les valeurs de base se sont tant délitées qu’on ne trouve plus que de rares spécimens. Alors comment puiser dans ce vivier citoyen raréfié pour former des policiers si l’espèce est en voie d’extinction ?

Et si les citoyens eux-mêmes se remettaient en cause !?... remettaient les valeurs fondamentales oubliées dans leurs priorités !?... se comportaient comme ils l’attendent de leur police !?...  ils pourraient être exigeant sur la qualité de leurs fonctionnaires et faire pression sur les pouvoirs politiques.

Utopique ?... Je sais ! Je sais !... les hommes ne sont pas fiables.

Et pourtant … ça pourrait fonctionner avec un peu de bonne volonté et de bon sens. Mais ces vertus là aussi se raréfient.   

L’organisation en société nécessite une police faite par et pour les hommes, mais ne doit pas devenir un outil au seul service d’une minorité dirigeante. Même élue.

Policiers, vous voulez être respectés !?... Alors soyez respectables. Ne soyez plus les marionnettes de politiciens éphémères.

 

Avant d’être policiers vous êtes des hommes.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 08:37

Elles sont à toi ces lignes, toi qui m’a recueilli, caché, protégé, de ceux qui me poursuivaient. Ceux qui voulaient m’enfermer. Ceux qui voulaient m’inculquer la bonne conduite alors qu’ils se comportaient comme les plus vils êtres vivants sur terre. Ceux qui avaient la loi avec eux, cette loi scélérate qui protège ceux qui ont du bien et rejette les indigents. Ceux qui jugeaient sur l’apparence et non sur le fond.

Elles sont à toi ces lignes, toi le voleur de poules, le paria, l’apatride, le non-citoyen, le gitan qui avait posé sa roulotte sur une colline au-dessus de cette ville petite-bourgeoise confite de préjugés. Toi qui, et avec toute ta famille, n’avaient vu en moi que le garçon en détresse et pas le voyou ; toi qui, et avec toute ta famille, n’avaient pas calculé les risques que vous encourriez à me cacher ; toi qui, et avec toute ta famille, ne m’avaient jamais fait la morale ; toi qui, et avec toute ta famille, m’avaient démontré les valeurs d’une vie simple ; toi qui, et avec toute ta famille, avaient plus fait pour moi et plus appris que mon propre père qui se complaisait dans sa lâcheté et m’avait abandonné aux chiens hargneux.

Elles sont à toi ces lignes, toi le gitan sans entraves ni jugements ; qu’elles t’accompagnent pour l’éternité sur les routes de la liberté, de la dignité et de l’honneur.            

 

Elles sont à toi ces lignes, toi qui m’as recueilli aussi quand tous criaient haro sur moi, quand tous ces « hommes d’honneur » fantoches voulaient me dénoncer, quand ceux qui vivaient de tes charmes allaient me vendre à mes poursuivants pour qu’ils ferment les yeux sur leurs trafics. Toi, la prostituée, la pute comme ils te stigmatisaient, celle que l’on regardait comme un cul et non comme une femme, celle dont on ignorait qu’elle pût penser à autre chose que des formules putassières, tu as fait preuve de plus d’humanité à mon égard que toutes les œuvres de charité réunies.

Elles sont à toi ces lignes, toi la pute au grand cœur et au courage de lionne, qu’elles t’accompagnent pour l’éternité et pour le repos de ton âme au bordel paradisiaque dans la dignité et l’honneur que tu mérites plus que d’autres.

 

Elles sont à toi ces lignes, toi  qui a vu en moi l’homme du devenir et pas le délinquant adolescent révolté, toi qui n’a pas jugé de mes méfaits mais enseigné les vrais actes courageux, toi qui a su creuser en moi pour en dégager une personnalité défaite de sa gangue de rage et de faux-semblants. Toi, le prof hors normes d’arts martiaux, adepte du parler vrai, paria de ses pairs pour ses prises de position contraires à la pseudo philosophie que véhiculait son art, toi qui était mis au ban de la profession  pour son enseignement guerrier éloigné des valeurs « dites sportives », tu m’as plus appris au travers de ton Art et de ta vision de l’humanité que tous les instituteurs, professeurs, éducateurs formatés et consensuels.

Elles sont à toi ces lignes, toi le samouraï aux valeurs universelles trop grandes pour ce monde, qu’elles t’accompagnent pour l’éternité et pour toutes tes vies à venir sur la Voie.  

 

Elles sont à toi ces lignes, toi qui a croisé ma route alors que j’étais un adulte écorché, sauvage, un révolté inflexible fermé aux autres, toi qui a perçu quel homme j’étais, quel feu me consumait, quelle violence retenue m’habitait, toi qui a consacré du temps à m’ouvrir l’esprit aux grands mystères de l’humanité. Toi, le métis, l’enfant improbable d’un guerrier blanc et d’une paysanne orientale, le philosophe Maître d’Arts du combat, aux connaissances infinies, vivant humblement pour servir les autres alors que tu aurais pu être riche et respecté ; toi si éloigné du monde faux et frénétique des hommes, toi qui savais lire dans l’âme humaine, tu m’as montré l’au-delà des arts martiaux et la puissance des gens vertueux, sans tous les artifices, sans les démonstrations dont les hommes ont besoin pour croire.

Elles sont à toi ces lignes, toi le Maître intemporel,  étrange et mystérieux voyageur incompris des hommes, qu’elles accompagnent la course de ton esprit fabuleux dans la nuit des temps.  

 

Elles sont à vous ces lignes, gueux de nos sociétés modernes, asociaux hors des normes établies, les valeurs que vous m’avez transmises – et que vous continuez à me transmettre -  ont plus de prix que tous les enseignements frelatés dispensés par les bien-pensants, les consensuels, et que toutes leurs lois et règles hypocrites.

Souffrez de la déliquescence de la société humaine mais restez les gardiens des vertus cardinales, vous êtes nos derniers remparts.                    

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 09:04

... ou escroquerie Auvergnate (ça c'est pour Gloire au Finger inquisiteur)

 

Je m’apprêtais à publier encore un article polémique, j’avais le choix entre la délinquance et la barbarie ou bien un sujet sur la police et ses (in)compétences. Mais je me suis dit que je n’allais pas vous emmerder avec ces sujets, je les garde au chaud pour plus tard bien qu’ils soient sous les feux de l’actualité.

J’avais aussi envisagé de vous parler d’un sujet fort préoccupant : Comment font les anges pour se reproduire s’ils sont asexués ?  Mais je sens que vous n’êtes pas prêts aux grandes révélations.

Je me disais en me grattant les cou…. la tête: "Mais qu’est-ce que je vais leur donner à baffrer à mes visiteurs !?  Sont pas nombreux mais exigeants les goulus." 

Peut-être déconner… ils aiment ça mes fidèles quand je déconne. 

Mais je n’ai pas le coeur à ça en ce moment, ma déconne serait empreinte d’ironie douce amère incompatible avec mes joyeux délires habituels. Je ne vais pas vous imposer mes états d’âme tout de même.

Et si je ne publie rien, j’en connais qui vont venir me le reprocher, me traitant de grosse feignasse.  Comme je le disais il y a un instant, sont pas nombreux ceux qui me lisent mais qu’est-ce qu’ils peuvent être difficiles les salauds !

Et puis merde hein ! … faudrait p’t’êt’ pas qu’ils la ramènent trop, sont tous partis se faire bronzer le cul pendant que moi, stoïque, solide au poste, je prêche dans le vide. Mon église est vide, à part quelques rares mais ferventes grenouilles de bénitier ; la religion Jeffalique s’effrite nom de Jeff.

Pas envie de dire la messe aujourd’hui. De toute façon j’ai plus de vin pour l’Eucharistie, j’me suis bourré la gueule avec hier soir.

J’suis pas d’humeur j’vous dis !

Tiens, puisqu’on parle d’humeur, vous voulez comprendre comment fonctionne un Jeff en état de marche ? V’s’êt’ sûr que ça va vous intéresser ?... Ooooh, j’en vois un qui fait la moue là au fond…  si ça vous fait chier faut le dire hein !

Comment ça j’le prends mal !!... Ben oh hé, ouais j’le prends mal, j’me casse le fion à chercher un sujet, je vous en propose un et je ne vois que blasitude et j’m’enfoutude autour de moi.

Bon, alors, j’vous les raconte mes humeurs ou pas !??

Ah, un sourire… là, la demoiselle au 1er rang… pardon ? Vous disiez mademoiselle ? … à quelle heure suis-je libre ?...  pourquoi … ?? … vous voulez vérifier que tout est bien proportionné chez moi vu mon physique avantageux… ???... euh… moui… moui… moui… mais à part ça, mes humeurs vous intéressent-elles ?

Ah, une main qui se lève là-bas… oui ?... montrez-vous dans la lumière… Oh non, pas toi grande brêle bassalpaise, t’as la gueule encore plus grande ouverte que moi, si j’te donne la parole j’pourrais plus en placer une !! Allez, replie tes cannes en huit et essaie de t’asseoir sans déchirer le fauteuil avec tes fesses pointues.

Bien, à la demande générale donc, je vais vous faire part de mes humeurs diverses.

Oooooh !... mais que vois-je … il est l’heure de ma sieste…

En raison d’impératifs indépendants de ma volonté, la conférence est reportée à une date ultérieure. 

  

A force de parloter, je m’aperçois que j’ai assez de lignes pour publier un article !... hé hé hé… mine de rien j’ai réussi à fourguer ma came sans risquer un claquage des cardans de mon prodigieux cerveau.

Franchement les mecs (et les mequesses), l’est t’y pas génial vot’ pote Jeff ?! 

C’est tout moi ça : l’art de discuter sans rien avoir à dire.

Putain qu’est-ce que je m’aime quand je fais ça.    

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 11:17

Non !!?... Jeff ne va pas nous faire de la politique tout de même … pas lui !?!

Meeeuh non bande de pignoufs, vot’ pote Jeff ne patauge pas dans ce marécage. Je veux juste dire un truc aux pleurnichards qui ne cessent de se plaindre de leurs politiciens : arrêtez de gémir bande de cons, c’est vous qui les avez portés là !!

Et puis ça fait un article vite fait sur le gaz, comme ça vous ne direz pas que je suis un feignasse comme le subodore l’inénarrable – mais incontournable - Glorfindel… et toc dans sa d’jeule, ça lui apprendra à dire des méchanteries sur tonton Jeff.

 

    

Vous ne pouvez donner crédit à un politicien (femme ou homme, cela va sans dire) engagé dans un parti, et peu importe la couleur ou l’obédience de ce parti, pour la bonne raison que ses arguments seront OBLIGATOIREMENT et INEVITABLEMENT entachés de subjectivité. En effet, et quelle que soit son honnêteté et son intégrité à l’origine, un homme de parti sera sur la ligne de ce dernier, et ses convictions profondes, personnelles, ou ses doutes à certains moments seront tus dans l’intérêt général de son parti. D’où la langue de bois.

Ce simple point est suffisant pour douter des idées émises par un homme de parti, mais un autre point est tout autant subjectif : un candidat à une élection a peu de chances d’être élu sans l’appui d’un parti. Tirons-en les conclusions évidentes : les idées émises par ce candidat auront été formatées par le parti, ce ne sont donc plus ses idées et convictions profondes (s’il en avait !?!).

Alors, comment croire un seul instant à la sincérité d’un politicien…

Pour ma part j’ai un œil attentif aux rares « sans étiquettes » qui émergent de temps à autre (même si je ne partage pas forcément leurs arguments ou leurs idées) tout en sachant qu’ils n’iront pas loin, qu’ils n’ont aucune chance de nous représenter un jour. Et pourtant, ne sont-ce pas quelques uns de ces hommes qui pourraient nous faire rompre avec toutes les mauvaises « habitudes » politiciennes ?... J’entends par « mauvaises habitudes » celles qui nous cataloguent dans la rubrique des Républiques Bananières ?!...

Admettez, vous qui me lisez, que ce paradoxe n’est pas à l’honneur de l’intégrité intellectuelle, de la conscience et du libre arbitre du citoyen : un homme de parti aux arguments rôdés, soutenu par une infrastructure solide et performante, aux idées maintes fois rabâchées mais jamais réalisées sera préféré par les électeurs à un homme de bien, indépendant, vertueux, libre d’opinion dirigée, aux idées clairement exprimées, assumées.

 

Quoi qu’ils s’en défendent, les Français adorent la politique. Ils vont débattre des heures sur les qualités et les défauts de tel politicien en oubliant l’argument majeur qui rendrait leurs échanges inutiles, stériles, s’ils réfléchissaient deux secondes : le politicien ou le candidat à une élection n’est qu’une caisse de résonance.

 

Pitoyables petits bonshommes …  pas les politiciens, que nenni que nenni, eux ils savent où ils vont,  mais les citoyens qui croient peser de leurs votes sur la marche de leur pays.    

 

 

J’entends déjà les hauts cris de ceux qui vont venir me dire qu’ils connaissent des personnes honnêtes et intègres dans ce milieu … ça va, ça va, pas la peine de gueuler, et laissez tomber les pierres que vous vous apprêtiez à me lancer, je ne mérite pas la lapidation, moi aussi j’en connais de ces oiseaux rares. Mais l’adjectif veut tout dire non !?... RARES répétez après moi RARES …         

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 10:17

Quoi ma gueule !?...

Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?...

Je n’ai pas le physique de l’emploi ? Ça ne colle pas avec ma tronche ?

Je sais !

Depuis toutes ces années on me l’a si souvent seriné. Et j’ai provoqué bien des surprises par mes diverses facettes ne collant pas avec ma gueule. Trop drôle.

Il n’y a que dans certaines de mes activités passées que ma gueule collait à l’emploi. Et là, elle m’a bien servie la bougre. Elle m’a sauvé la peau quelquefois.

Mais pourquoi parle-je de ma gueule ?

Bon, allez, pose ton cul là, tes panards encharentaisés sur le pouf, le chat ou ta gonzesse sur tes genoux, prend un glass et quelques chips, et écoute !

Des relations locales – je ne dirais pas des amis mais des gens que j’aime bien et dont j’apprécie l’esprit – me disaient dernièrement « Jeff, ton bouquin Les Bouffons de la Bouffe nous a dérouté, on aurait préféré ignorer que tu en sois l’auteur pour en savourer tout le sel. Non pas qu’il ne nous ait pas plu, oh non, il nous a bien fait rire, mais de savoir que c’est toi  derrière ces bouffonneries nous a gâté un peu le plaisir. On te connaît sous ton aspect brut de décoffrage, incisif, sec et froid, le visage fermé, et là on ne peut t’imaginer dans cet habit de clown. De savoir, de visualiser ton personnage en train d’écrire ces conneries … ben.. euh… cheupa mais… »

J’ai demandé ce qui les choquait dans cette image. Pourquoi ne pouvaient-ils pas m’imaginer en joyeux drille, en déconneur…

« Ben… ta gueule d’abord… puis ta personnalité ! Lorsqu’on te connaît, on ne peut penser que tu puisses pratiquer l’humour. Mais c’est quand même ta gueule… ton physique, qui ne collent pas. Si l’on n’avait pas su que c’était toi derrière ce bouquin, jamais l’on aurait pu l’imaginer ; on aurait pensé à des tas de gens mais pas à toi. »

Je leur ai demandé quel physique imaginaient-ils pour ce type d’humour.

« Ben, presque tous les physiques mais pas le tien ! Et pas ta gueule surtout ! »

Mais qu’est-ce qu’elle a ma gueule leur ai-je demandé. Je sais que j’ai la tronche d’un bandit Calabrais, d’un gitan voleur de poules, d’un truand des bas-fonds, mais toutes les sales gueules ne sont pas des portes de prison ou des puits d’idées noires. La sévérité des traits peut cacher la drôlerie, la fantaisie.

Je me suis amusé à les dénoyauter pour leur faire dire le fond de leurs pensées, j’ai insisté et poussé leur raisonnement à l’extrême pour les amener à cette conclusion banale mais hélas constatée par tous ceux de ma condition : il FAUT la tête de l’emploi pour tenir cet emploi. Sans cela, pas de succès.

Eh oui, c’est vrai, la gueule c’est vraiment  la première projection que l’on a de vous. Et pourtant, ça ne veut rien dire. Regardez pour moi ! Regardez pour toutes ces gueules dont on ne pourrait imaginer qu’elles fussent capables d’autres sentiments que leur reflet ! Je ne vais pas les énumérer ici mais regardez autour de vous, dans les médias, dans le monde du travail, dans la rue même...

Celui qui n’aura pas la gueule de l’emploi devra savoir se tourner vers une autre activité. Ce n’est pas juste mais c’est le constat brutal de notre société.

Imagine-t-on un humoriste ou un romantique avec une tête de brute ? Un garde du corps au visage délicat ou efféminé ? Un président de la République nabot et sans prestance ?... euh … quoique… là hein… pas le bon exemple.

On pourra toujours parler de la beauté du cœur, ils sont peu nombreux ceux qui peuvent la déceler. Et moins nombreux encore ceux qui pourront faire abstraction du physique. La gueule sera pour longtemps encore un critère de jugement.

Quoi ma gueule ??...

Je sais qu’elle a une sale gueule, mais c’est la mienne alors je fais avec. Mais putain, elle n’est pas facile à porter tous les jours la garce. Surtout en vieillissant. Heureusement que je ne me regarde pas dans une glace en écrivant sinon je ne produirais que des drames et de la violence.

Veux-tu te faire une opinion ?... Ben, sors tes panards de tes charentaises et viens voir ma gueule en dédicace quand je passerai près de chez toi.    

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 08:49

Que n’entend-t-on depuis quelques mois au travers des médias et principalement sur Internet pour amener le peuple à réagir.

Des articles, des commentaires, des forums ne cessent d’exalter les citoyens à se rebeller contre les abus du pouvoir en place. L’on peut lire des billets virulents sur les hommes politiques en place, sur leurs magouilles, sur les autorités corrompues et serviles, sur les lois liberticides etc.… etc.…

Tous les moyens sont bons pour tenter de réveiller un peuple soumis, même le mensonge ou la déformation des faits. Tous les sujets sont abordés dans la plus grande confusion : lois et règles sociales, racisme, religion, délinquance, sécurité routière, impôts, l’Europe … et ceci et cela… bref, tout va mal dans ce pays et il faut réagir clament ces bateleurs.

Certains sont farfelus, utopiques, désordonnés dans leurs propos et leurs appels à la révolte ; d’autres sont carrément militants d’une cause extrémiste ; d’autres encore font preuve de bon sens tout simplement ; mais tous se fourvoient pour une cause perdue d’avance.

En effet, tous partent du principe qu’un peuple est plus fort qu’un gouvernement.

Vrai. Mais ils oublient qu’un peuple est composé d’individualités. Et ça, les hommes en place le savent bien. Ils jouent sur du velours lorsqu’ils viennent demander pardon pour leurs turpitudes, ils savent qu’après avoir été vilipendés au-delà de leurs fautes, ils seront absous dans les mêmes proportions. 

Les peuples ne pourraient être dirigés s’il y avait entente collective. Plus un pays sera une « république bananière » plus il sera facile à diriger. Excepté les quelques éruptions sociales qui font reculer temporairement les gouvernants, la mainmise sur une population est facile à mettre en œuvre. On le voit depuis quelque temps dans notre pays qui est tombé bien bas sous les risées de la scène internationale.

Alors, vouloir « monter » une révolution pour changer la société en appelant ses concitoyens à s’unir est parfaitement utopique bien qu’en théorie ce serait la meilleure solution si elle était réalisable.

Je vous comprends, vous, les révoltés de tous poils, leaders et boutes feux qui tentent d’éveiller une opinion publique sclérosée, renfermée sur elle-même, soumise, mais vos appels resteront stériles car si le citoyen a une grande gueule loin des affrontements, il est tout autre au pied du mur. Il est tout autre quand il est concerné personnellement. Il est tout autre quand sa petite vie sociale ou son porte monnaie sont atteints. Fini les rodomontades et les grands discours sur la solidarité une fois rentré à la maison, l’égoïsme reprend ses droits. Surtout chez les Français. C’est un trait de leur personnalité bien connu de nos concitoyens les plus avertis et un sujet de moquerie à l’étranger.

Le Français a coupé la tête de ses nobles mais il reste admiratif et servile devant la noblesse et les titres encore existants, et devant les « nouveaux nobles parvenus ».

Le Français critique les riches mais il est envieux et rêve d’en être.

Le Français se plaint de la distance entre les élites et le peuple mais il est déférent devant les diplômes et les situations sociales.

Le Français n’aime pas les patrons, mais il se rêve à leur place ; et lorsqu’il y accède, il est souvent pire patron que ceux qu’il critiquait auparavant.  

Le Français veut un Président plus proche du peuple, mais dès qu’il en élit un qui lui ressemble, il lui reproche son manque de grandeur, son manque d’éclat … (…)

 

Bref, il ne sert à rien de gesticuler dans les médias en prédisant une explosion sociale, la grande révolution … elle n’aura pas lieu.

 

Et pourtant … une révolution serait la bienvenue pour mettre sur pied une société plus juste, plus équitable. Du chaos surgit parfois l’ordre … désiré ou forcé.

 

Des actions spectaculaires, des manifestations rassemblant des milliers de personnes  ont lieu me rétorqueront certains. Épiphénomènes répondrais-je. Qui ne concernent qu’une catégorie bien ciblée. Égoïsme là encore, non pas pour un individu mais un ensemble d’individus catégoriels qui s’exonérera du reste de la société.

Ce n’est pas parce que ces épiphénomènes ont lieu que la révolution est latente.

L’homme est ce qu’il est. Ou plutôt ce qu’il est devenu ces dernières décennies. Il ne lui reste plus que ses gargarismes « cocoricotants » de la « Révolution de 1789 » et celle de « Mai 1968) … fausses et trompeuses toutes les deux.

 

La révolution n’aura pas lieu … et pourtant je la souhaite de tous mes vœux.   

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INFOS BOUQUINS ET AUTEUR :

 

 Les dédicaces reprendront à partir de la mi septembre pour "Les Bouffons de la Bouffe" et pour mon nouveau livre qui sortira en librairie début septembre "Laissez-moi vous raconter"   

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 12:11

Préambule en forme d’avertissement :

Si vous avez de la famille dans la banque, si vous pensez  que cette fois je dépasse les bornes, si vous me soupçonnez subjectif (et/ou subversif), si vous êtes en cours de négociation pour un prêt avec votre banquier… passez au large de cet article ! Passez même au large de mon blog… car là, tout de suite, je vais épancher toutes mes humeurs, évacuer tout mon mépris pour cette espèce monstrueuse : les banquiers.

ATTENTION, CEUX QUI M’APPRECIENT PAR AILLEURS RISQUENT D’ETRE DEÇUS PAR LA VIOLENCE DE MES PROPOS A L’ENCONTRE DE CES CHAROGNARDS. TANT PIS.

 

Vous voilà prévenu.

Vous êtes encore là ?... Alors ne venez pas vous plaindre ensuite, vous restez à vos risques et périls. Éloignez les enfants tout de même, je ne voudrais pas être la cause de traumatismes futurs.

Les banquiers donc.

Je ne vais pas surfer sur la dernière vague fangeuse du crack financier durant lequel nos chers – très chers – banquiers se sont couverts de gloire en mettant à genoux les États. Non, le sujet a été assez rabâché. Quoique… une piqûre de rappel ne serait pas de trop car les contribuables ont vite oublié le racket du siècle dont ils ont été victimes, et ils ont repris leurs serviles démonstrations aux pieds de leur banquier. C’est dingue la relation qu’a l’usager français avec son banquier, il lui confie son argent et ensuite il doit obtenir sa permission pour s’en servir. Je n’ai vu nulle part ailleurs cette attitude. Non pas qu’ailleurs les banquiers soient plus gentils, mais ils ont au moins la décence minimum de considérer leurs clients comme des apporteurs d’affaires.

Bon, revenons à nos banquiers français.

Afin que vous compreniez l’état d’esprit qui m’anime lorsque je parle de cette espèce que je n’arrive pas à situer dans le règne du vivant, sachez que ma plus grande satisfaction serait de voir pendus par les couilles à des crocs de boucher ces homoncules. Mais je crains qu’ils n’aient pas ces attributs assez développés, au sens propre comme au sens figuré. Ils sont trop souvent assis dessus et n’ont guère de temps à les exercer avec leur conjointe, ceci pour le sens propre – tiens d’ailleurs j’y pense, presque tous les banquiers que j’ai connus ont été cocus… y a-t-il une relation de cause à effet ? – et, pour le sens figuré, nul n’est besoin de rappeler leur lâcheté en toutes circonstances, il n’y a pas pire dégonflé que cette espèce dévoyée.

Parlons concrètement.

Un ami d’enfance ou d’études qui devient banquier restera votre ami tant que votre compte lui rapportera, mais à la première alerte il vous lâchera, car avant d’être votre ami, il est banquier. Le statut prime sur les valeurs humaines. Même si vous lui avez sauvé la vie par le passé (ça coco, c’est du vécu par l’ami Jeff).

Un banquier qui nettoie les comptes (c’est le terme qu’ils emploient) ne s’embarrasse pas de savoir s’il va mettre sur la paille la petite entreprise et ses quelques salariés, son job c’est de présenter à sa hiérarchie des comptes qui tournent, donc qui rapportent. Alors, pour se consacrer pleinement aux comptes intéressants, il devra se défaire des petits comptes de PME et artisans qui posent plus de risques qu’ils ne rapportent. C’est injuste et inhumain, mais attend-t-on de la justice et de l’humanité d’une telle engeance ? (Ça, poulette, je l’ai vu, vécu, entendu x fois)

Si vous recevez quelques économies de votre grand-mère venant s’ajouter à votre petit compte épargne, sachez qu’immédiatement le fisc sera prévenu car ce « bon citoyen » est le premier des dénonciateurs. Si nous devions transposer sa personnalité au temps de l’occupation allemande, son titre de gloire serait : collabo.

Casser une entreprise pour la revendre en morceaux à bas prix au profit d’acolytes ou clients privilégiés (entendez par là : gros comptes) et même parfois à leurs propres profits en passant par des filiales, est un exercice familier pour ces vautours. Il vaut mieux couler une boite, vendre les actifs, et ensuite réclamer devant les tribunaux le solde des emprunts aux chefs d’entreprises, même si ces derniers mettent des années, voire des décennies pour rembourser. Pas grave, c’est tout bénéf’. Il suffit juste de les harceler régulièrement.

 Merde… va falloir que j’arrête sinon personne ne lira jusque là. Bon, un petit dernier pour la route. 

Savez-vous que les banquiers français ne savent pas lire un bilan prévisionnel ? Ou, plutôt, ils ne veulent pas le savoir. Ils sont incompétents et ignorent tout des règles basiques de l’entreprise. Un banquier anglo-saxon (pas plus tendre, ni plus philanthrope, qu’un banquier français mais plus pragmatique) étudiera un projet selon trois critères : une idée – un marché – un homme. Le Français, lui, regardera le résultat prévisionnel en bas de bilan. Ce qui fait dire aux investisseurs étrangers ce mot d’esprit quelque peu moqueur « un business plan à la française ». Ne vous y trompez pas, ce trait d’esprit est très péjoratif dans leur bouche.

Pour conclure, sinon je vais me laisser aller et ce ne sera plus un article mais un livre que je vais écrire tant le sujet fourmille de « dégueulasseries » de la part de ces gnomes, sachez que :

     --- cette créature indigne est la planche pourrie la plus pourrie des planches vermoulues, elle cédera à la première tension.

     --- cette abstraction d’homme vous vendra sans état d’âme – avec un cynisme effrayant -  si cela est de son intérêt, même si vous êtes son meilleur ami ou son frère.

     --- ce minus habens recherchera toutes les pistes pour vous pomper votre fric en vous faisant croire, la bouche en cœur, qu’il est à votre service ; même quand vous serez à découvert il pompera encore … un vrai shadok.

     --- … etc… etc… j’en ai un plein panier si vous voulez en connaître d’autres.

Alors comment expliquer cette relation étrange entre l’usager et son banquier ?

L’usager peut être spolié, trompé, ruiné, mené en bateau, il peut tout subir de son banquier, il lui restera toujours d’une obséquiosité écoeurante.

Comme dirait Desproges … et Glorfindel, ETONNANT NON !?

Quoiqu’il arrive, que le marché soit à la baisse ou à la hausse, que l’entreprise marche du feu de Dieu ou qu’elle se casse la gueule, le banquier est toujours gagnant.

La seule contrainte qu’exige cette profession : se défaire de toute humanité, de toute vertu, de toute dignité. Alors, jeunes gens, si la carrière vous dit …

Imaginez … un putain de banquier gigotant pendu par les couilles à un croc de boucher … / … non, non, ne me réveillez pas, laissez-moi rêver encore un peu !

C’est tout ce qui me reste.  

 

        #   #   #   #   #   #   #   #   #   #   #   #   #   #

             

     PROCHAINE  DATE DE DEDICACE

                                                                                

  

Le 26 juin 2010 de 14h00 à 19h00  à Chambray lès Tours (37)

 

CULTURA     R.N. 10   (Juan et Joseph seront ensemble pour une double dédicace) 

 

 

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:44

 

 

AVERTISSEMENT : bon, je reprends  le cours de mes articles « prise de tête », mais je garde  en Une le pavé des dates de dédicaces pour l’info aux lecteurs. Je sais, ça fait désordre, voire incongru, mais je fais ce que je veux, je suis chez moi quoi merde ! Pour le reste des infos,  vous n’avez qu’à visiter la totalité de mon blog bande de feignasses.

 

 PROCHAINES DATES DE DEDICACES

      

 

Le 5 juin 2010 de 10h00 à 18h00 à Bourges Saint Doulchard (18)

CULTURA  zone Les Pieds Blancs

Petit déjeuner littéraire avec la presse et clients invités à 10h30

                              # # # # # # # # #                             

Le 12 juin 2010 de 14h00 à 19h00 à Saumur (49)

Espace Culturel Leclerc/VAL DE LOIRE  46 rue d’Orléans

# # # # # # # # #  

Le 19 juin 2010 de 14h00 à 19h00 à Saint Amand Montrond (18)

Librairie LE PRE’ VERT   74 rue Jean Moulin

                             # # # # # # # # # 

Le 26 juin 2010 de 14h00 à 19h00  à Chambray lès Tours (37)

CULTURA     R.N. 10  

 

 

 

REVEUR, SONGE-CREUX OU FUMISTE ?

 

Si j’aime les rêveurs - parce qu’ils se projettent au-delà des possibles, même s’ils n’aboutissent pas à chaque fois - je n’ai qu’indifférence pour les songe-creux et mépris pour les fumistes.

 

Les rêveurs tenteront d’atteindre leurs buts, les plus utopistes soient-ils. Ils se casseront la gueule bien souvent car le monde qui les entoure est bien trop matérialiste pour comprendre une démarche intellectuelle qui ne soit formatée.

Les rêveurs oseront franchir le pas, parfois ce sera un faux-pas ou une imprudence, mais ils le feront ! Pour réaliser leurs rêves tout simplement.

 

Les songe-creux sont de faux rêveurs, des esprits qui se mentent à eux-mêmes. Ils rêvent des rêves des autres, ils s’imaginent qu’ils vont faire pareil, mais ils sont incapables de franchir le pas. Où, s’ils le franchissent, ils rebrousseront chemin à la première difficulté, au premier obstacle, à la première déprime.

Les songe-creux vivent par procuration, en parasite de la vie de ceux qui osent. Ils rêvent de la vie des autres, en pompent une partie, mais n’auront pas la volonté d’entreprendre.

 

Les fumistes sont les plus dangereux, ils font croire qu’ils rêvent, ils font croire qu’ils vont réaliser, ils font croire qu’ils en ont les capacités, ils font croire qu’ils sont ce qu’ils ne sont pas. Ce sont des hypocrites et des trompeurs. Ils ont la couleur, la saveur, l’apparence du rêveur entreprenant mais ce n’est qu’une mince couche de vernis qui s’effrite à la première griffure. Leur force est celle des escrocs –auxquels ils peuvent être assimilés – ils sont sociables, sympathiques, engageants et engagés (tout au moins en apparence) et ils vous feront croire en leurs rêves, leurs compétences, leurs promesses.

 

Combien d’« amis » ou relations n’ont-ils souhaités vivre la vie que vous menez. Partir comme vous partez. Créer comme vous créez. Entreprendre comme vous entreprenez. Posséder comme vous possédez.

Ils rêvent de partir comme vous, quittant tout, pour une destination aventureuse. Mais… comment se défaire de tout son passé accumulé au fil des ans, tout abandonner pour un monde inconnu.

Ils rêvent de créer et d’entreprendre comme vous, pour la reconnaissance. Mais… comment tout parier sur une idée, risquer de tout perdre à la première tempête.

Ils rêvent de posséder ce que vous avez, maison, voiture, vie, conjoint, notoriété. Mais… comment atteindre ces buts sans abandonner son confort, sa sécurité, sa vie de famille parfois, sa situation professionnelle ronronnante.

 

Combien en avez-vous entendu vous dire « toi, t’as la belle vie… » - « tu voyages où tu veux, tu découvres des pays… » - « toi tu t’en fous, t’as des entreprises partout où tu veux… » - « t’as pas de problème toi, t’as du fric, t’as une belle maison… » etc. … etc.

Ils ne voient que l’aboutissement de vos efforts, pas les sacrifices que vous avez consentis, pas les pertes matérielles et affectives que vous avez subies. Ils n’auraient pas, eux-mêmes, accepté le quart des contraintes que vous avez dû surmonter.

Et les voilà, la bouche en cœur, vous disant « comme tu as de la chance toi ! »

N’avez-vous pas envie de leur répondre certaines fois à ces songe-creux et autres fumistes : « oh ouais, j’ai vachement du bol coco, j’ai divorcé trois fois, j’ai quatre mômes de ces trois mariages disséminés sur la planète dont deux ne veulent plus me parler ; j’ai laissé derrière moi tous ceux que j’aime ; j’ai perdu mes parents alors que j’étais au bout du monde ; j’ai fait faillite deux fois et reconstruis en repartant de zéro ; j’ai dû apprendre une langue pour mieux me débrouiller et en réapprendre une autre parce que mon business m’obligeait à changer de pays…/… mais c’est vrai, j’ai de la chance, parce que j’ai réalisé mes rêves. »

Le songe-creux n’est pas dangereux, il est celui qui rêve de votre vie sans s’en donner les moyens, il vous ennuiera seulement de ses considérations irréfléchies, voire idiotes, souvent injustes.

Le fumiste est, lui, dangereux, car vous vous engagerez pour lui, vous le croirez, vous bâtirez des projets avec et pour lui, jusqu’au pied du mur où là, il s’effondrera. Le fumiste s’effondre toujours à cet endroit, car il est vide, creux, et que face à la réalité ses beaux artifices ne tiennent plus.

Mon conseil : dans les deux cas ne vous encombrez pas de l’un ou de l’autre, ils vous ralentiront, ou pire, ils vous feront chuter. En brisant vos rêves.

Rêvez seul. Et laissez parler leurs bouches folles et insanes.   

   

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Patience donc ! 

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